NOCE DE MAI

LA MUSE

Poète prends ton Luth et me donne un baiser.

Au grand jour, désormais, l’amour pourra éclore,

Devant la République ils viendront s’embrasser

Les deux jolis garçons qui attendaient encore

Et depuis si longtemps le droit de se marier.

Poète prends ton luth et me donne un baiser.

LE POETE

Ce coup là, il faut l’avaler,

Pire qu’une fatma voilée!

Ah, non, vraiment ils nous les brisent!

Faut il vraiment qu’ils se marient,

Qu’ils investissent la mairie?

Vous parlez d’une connerie,

Voir cela au temps des cerises!

LA MUSE

Poète, prends ton luth et calme ta colère.

Regarde, ils sont mignons les deux petits maris,

Qui viennent dire oui à Madame le Maire.

Gratte toi donc le luth et restons bons amis.

Quand on s’aime, vois-tu, peu importe le sexe,

Cupidon suit toujours des chemins fort complexes.

L’amour n’en est pas moins un sentiment si doux

Qu’il peut s’autoriser à contrer la nature

Tout en restant empli de parfums, de murmures,

Comme le lit joyeux des deux jeunes époux.

LE POETE

Arrête tes cochonneries,

C’est bien assez qu’on les marie!

Rien qu’à penser à leur plumard

J’ai envie d’aller au refile

Déverser un trop plein de bile.

Et cependant il est trop tard

Car le mariage par derrière

A désormais force de loi.

Il ne nous reste qu’à nous taire,

Des cons nous sommes bien les rois!

Sodome et gomorrhe

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Chantres de la Frigide et suppots de Boutin!

Désormais marions la pine avec le zobe

Et la chatte coquine avec le doux vagin!

Vous perdez aujourd’hui un combat d’arrière-garde,

L’affaire était pliée sitôt Flanby élu,

Le Progrès vous conchie, votre montre retarde,

C’est drôle, vous aussi vous l’avez dans le cul!

Avant la fin du mois célébrons les mariages

De Jules avec Prosper, de Berthe avec Marie,

La loi entre en vigueur, c’est de la belle ouvrage

Et bientôt fleuriront les enfants d’invertis.

Ces petits connaîtront quelques moments moroses,

Car Maman et Maman ou Papa et Papa

Pour le Progrès, bien sûr, c’est une bonne chose

Tous ceux qui pensent bien l’affirment, n’est-ce-pas?

L’enfant tant désiré de Parents Un et Deux

Pourrait bien cependant trouver cela moins drôle

Mais pourquoi s’inquiéter en pensant à tous ceux

Qui ne disposent  pas du droit à la parole?

Amusons nous, rions et chantons, c’est la fête

Les enfants de Sodome aujourd’hui victorieux,

L’étendard de la Gauche au bout de la quéquette,

Du progrès à la con remercieront les dieux.

Joyeux anniversaire Mr le président

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Joyeux anniversaire Monsieur le Président,

Bien sûr je vous subis plus que je ne vous aime

Mais je vous adresse quand même

Pour votre anniversaire ce petit compliment.

Vous nous aviez promis un changement drastique,

Moi, je ne m’attendais qu’à une année pourrie

J’ai les deux pour le même prix

Ce qui, tout compte fait, s’avère économique.

Depuis votre victoire du mois de Mai dernier

Si bien fêtée par Les drapeaux de La Bastille.

Nous avons gobé la pastille

Mais elle nous est restée coincée dans le gosier.

Les gogos qui vous ont accordé leurs suffrages,

Excepté cependant les couples d’invertis,

Ont désormais fort bien compris

Qu’ils se la sont fait mettre un peu à la sauvage.

Tant pis pour ces couillons et puis tant mieux pour vous,

Après tout vous étiez fait pour la présidence

D’un grand pays comme la France

Qui maintenant ressemble un peu à Tombouctou.

Ce Sacré Tombouctou, lieu où vous triomphâtes

Devant tous ces Maliens qui ne voyaient que vous,

Dressé sur vos petites pattes,

Naguère, quand la Victoire vous faisait les yeux doux.

Mais le temps a passé et passent les scandales,

Bilan calamiteux,  espoirs évanouis.

Reste à ramasser les pétales

D’une rose fanée, maculée de cambouis.

Votre première bougie, soufflez la donc bien vite,

Surtout ne tardez pas, ce serait imprudent,

Car la chute est parfois subite…

Joyeux anniversaire, Monsieur le Président!

Salaud d’Edwy

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O, rage, ô désespoir, ô Plénel ennemi

Pourquoi a-t-il fallu que ce cochon d’Edwy

Débusque Cahuzac au fond de son terrier

Et, par contrecoup, vienne me faire chier.

Qui eût imaginé qu’un tel Ministre puisse

Aller en loucedé ouvrir un compte en Suisse?

Celui que l’on disait parangon de vertu,

Celui qui souriait devant la tâche ardue

Et tenait en ses bras le Budget de la France

Dont il se faisait fort d’assainir les finances!

Cahu nous a trahis, Cahu nous a bernés

Je tremble sous les coups qu’il nous a assénés.

On s’en doutait un peu, c’est vrai, je le confesse,

Au premier traît d’Edwy j’ai bien serré les fesses!

D’autant qu’en politique il faut se débrouiller

Et que l’on est toujours un tant soit peu mouillé

Dans les arrangements de copains, de copines

Et jusques au  tréfonds des plus sombres combines.

J’ai cru naïvement, comme Moscovici,

Pouvoir désamorcer cette bombe, d’ici,

En envoyant un mot à nos amis Helvètes

Pour laisser croire que nous avions fait enquête

Et pour désamorcer le pétard moustachu

Que ce salaud d’Edwy nous plantait dans le cul.

Hélas, rien n’a marché. Alors, la mort dans l’âme

Il fallut bien lâcher le Cahuzac infâme,

Tout en déplorant fort qu’aujourd’hui il se perde

En sachant que demain je serai dans la merde.

Le socialisme étant parfumé à la rose

Je me dois illico de faire quelque chose.

Aussi j’ai décidé comme mesure idoine

De balancer en vrac l’état des patrimoines

De tous ces ahuris que j’ai nommés ministres

Depuis le vieux Marco jusqu’au dernier lampiste.

Plus malin que ma pomme il faut se lever tôt

Et ce n’est pas pour rien que j’ai nom Culbuto!

LES ROUCOULANTS

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Comme un vol de pigeons dans le merdier total,

Fatigués de se faire plumer comme au claque

Par un Moscovici empêtré et foutraque,

Ils refusent tout net de baisser leur futal.

Et, en deux coulées-gros, ça vire au carnaval!

Les Socialos, surpris, vacillent sous l’attaque,

Pour quelques tweets merdeux ils se sentent patraques,

Plombés par un budget bricolé et bancal.

Les Pigeons voyant bien venir les coups de trique,

Engagent un combat dérisoire et comique

Face au Gouvernement alors bien emmerdé.

Ce dernier aussitôt passe la marche-arrière,

Baisse un peu la pression qu’il avait décidée,

Prouvant ainsi qu’il faut leur montrer nos derrières!

Hommage à Flamby Ier

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Lorsque dans les gazettes on parle de Hollande

Et que dans les sondages il donne de la bande,

Il importe de prendre assez de précautions

Pour ne pas le contraindre à passer pour un con.

Notre grand Culbuto règne en Homme de Gauche

Et cela justifie qu’il nous fasse les poches,

Le socialisme, un jour, fut pensé et conçu

Pour que les braves gens l’aient toujours dans le cul

Et si le populo la découvre saumâtre

S’il ne peut plus, de bûches, alimenter son âtre,

Il lui faut cependant s’estimer bienheureux

Que, de la Gauche, Hollande, entretienne les feux.

Comme au train où ça va nous boufferons des clous,

Le caviar des puissants leur semblera plus doux

Car la Gauche s’engraisse au fruit de la misère

Et plus nous maigrissons plus elle devient prospère.

Passons de la pommade au bon Flamby premier,

Même si l’on voit bien qu’il s’y prend comme un pied,

Parceque nul ne saurait se dire journaliste

Sans posséder un peu une âme socialiste.

Ségo sur son arbre perchée

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La Pintade Ségo, sur sa Région perchée

Candidatait à La Rochelle.

Olivier Falorni, ci-devant député,

Vint se dresser devant l’oiselle.

 » Eh bonjour, Madame Ségo

Vous ne manquez pas de culot

De venir bouffer le fromage

Qui me revint en apanage

Quand je fus adoubé sur l’autel du Parti.

Comme sortant, je ne suis point encor sorti!

Croyez moi, l’Electeur me choisira bientôt,

D’autant que j’ai acquis l’appui de Bussereau. »

A ces mots, la Ségo cessa de rester coite.

« Quoi, Monsieur, vous briguez les suffrages de droite? »

« Que voulez vous, Ségo, répondit Falorni,

Quels qu’en soient les moyens la victoire est jolie. »

Ségolène sentit fondre tous ses espoirs

Et vit, en un éclair, s’envoler le Perchoir!

En politique il faut, bien sûr, être un peu pute

Mais surtout vérifier, toujours, son parachute.

La Pintade, fort dépitée,

Ne deviendra pas députée.

LAUDATOR TEMPORIS ACT

DEF Decadence BD

Le monde de Bieber et de Lady Gaga,

Celui qui nous encrasse et qui nous endoctrine,

Fourmille de corniauds pleins de vent et de gras,

De portables à écrans et de fausses poitrines.

C’est un monde curieux où l’on paye pour tout,

Pour boire, pour respirer, pour baiser et pour rire,

Et nous payons surtout, ce qui est encore pire,

Pour nous faire enfiler, toujours, par tous les trous.

C’est un monde très juste et très démocratique

Rempli d’égalité et de fraternité

Peut être d’un peu moins, c’est vrai, de liberté,

Si je puis me permettre une infime critique.

Un monde de tordus, d’andouilles et d’abrutis

D’ignorants prétentieux et d’ignobles tapettes

Sinistres mercantis, cupides, analphabètes,

Législateurs du paf et marchands de tapis.

On nous explique bien comment il faut penser,

Fuir comme Lucifer l’idée nauséabonde

Embrasser l’Univers et aimer tout le monde

Sauf le salaud-facho, bien sûr, qui doit crever.

Au pays de Djamel et de Grand Corps Malade,

J’assure le confort de celui qui me hait,

Je me sens charitable et con comme un balai,

Et les politicards me servent leur salade.

Il faudra bien un jour que tout ça se termine

Un jour les « jeunes-gens » viendront nous égorger

Alors le bien-pensant se verra renoncer

Aux délices rosés de sa jolie combine.

De la noble et belle profession de politique

Naufrage-Big

 

O combien de marins, combien de capitaines

De pédalos joyeux à l’allure incertaine

Ont entubé des tas d’électeurs ingénus

Qui toujours bien trop tard s’en furent aperçus.

Combien ont affronté les flots les plus durailles

Sans même oser tourner un peu le gouvernail

Vers la vague qui monte et qui, bientôt, submerge

Le navire barré par une molle verge.

Combien nous balancèrent dans un pétrin sinistre,

Combien de saligauds, de pîtres et de cuistres

Nous envoyèrent au fond des gouffres abyssaux

Sans même nous laisser le temps de prendre un seau

Pour écoper un peu le tréfonds de la cale

Et rendre au fier vaisseau une assise normale.

Car la démagogie, notre pesant bagage,

Nous mênera tout droit, sûrement, au naufrage.

Joyeux Noël

creche-de-noel

 

 

Il est né le divin enfant,

Jouez hautbois résonnez musettes,

Il est né le divin enfant

Et on s’en fout complètement!

Mais n’oublions pas seulement

Qu’il n’est pas comme le Prophète,

Il est gentil, il est marrant,

Le contraire d’un Mahométan.

Il est né le divin enfant

Jouez hautbois, résonnez musettes,

Il est né le divin enfant

Et puis il n’est pas encombrant.

Grâce à lui on peut tout le temps

Bringuer, picoler, faire la fête,

Baiser et rigoler autant

Qu’on voudra, c’est pas Ramadan.

Il est né le divin enfant

Jouez hautbois résonnez musettes,

Il est né le divin enfant

Gardons le encor bien longtemps!